13/05/2005
Road to the abbey ...
Le premier jour, l'itinéraire prévoyait d'accumuler +/- 415 km pour atteindre "The Abbey Hotel" à TINTERN, de l'autre côté de la rivière Severn qui sépare le Pays de Galles de l'Angleterre. Pour y arriver, nous avons emprunté (à un taux très intéressant) 200 km d'autoroute, ce qui pour un premier contact avec la conduite à gauche était une excellente chose. En effet, sur l'autoroute, là-bas comme ici, dès qu'il y a 3 bandes, tout le monde néglige la première, et dépasser par la gauche ou par la droite n'est pas vraiment un souci ;-))). Reste que déjà, on est étonné de voir les accès (entrées, sorties) sur la gauche, de devoir dépasser sur la droite, de voir le flux du trafic venant en sens inverse ... sur la droite, etc ... l'oeil s'y habitue relativement vite mais ... ça ne paraît définitivement pas "naturel" à nous, continentaux !! Les limitations de vitesse aussi sont assez particulières puisque indiquées en miles ... on a toujours l'impression de rouler 1,609 fois trop vite par rapport aux indications, ce qui, entre charentaises, ne nous change pas trop de l'habitude ;-). Ainsi donc, les M20, M25 et M26 (M=Motorway), suivies des A303 et A344 nous conduisirent à STONEHENGE, site mondialement connu autour duquel nous ne nous sommes pas attardés "Espérant un rayon de là-haut, mais les pierres de Stonehenge n'ont rien dit du tout" (P'tit test : d'où vient cette phrase entre guillemets ?). Nous avons repris la route par les A344, A361 vers DEVIZES et les A365 et A4 jusque BATH (bien mettre la langue entre les dents d'en haut et celles d'en bas pour prononcer le "th", c'est au pied du "th" qu'on voit le vrai britannique !!). BATH : voilà une preuve évidente du pragmatisme anglais. Alors que les français aurait probablement appelé ce patelin "Trifouillis-Les-Bains", les anglais ont baptisé cette ville BATH tout simplement. Pourquoi ? parce qu'il y a des thermes, dont les romains jouirent déjà "over 2000 years ago" les gars !! Très belle ville indeed, que nous avons visitée en long et en large. Grâce au Guide Vert que s'était procuré Didier, qui comme d'habitude n'a pas regardé à la dépense, aucune curiosité touristique n'a été oubliée, que ce soit à pied pour les plus vaillants ou à dos de moto pour les moins valides, voire les deux pour les cumulards. Nous avons bu une "pint of lager" dans un pub, dont le nom m'échoppe, euh .. m'échappe, qui traitait ses clients de cochons et ses clientes de truies : la classe quoi ! 56,2 km nous séparaient de l'hôtel de Tintern, via les A46, M4, M48 et A466, 56,2 km qui ont paru trop peu à notre "guide officiel et néanmoins ami" François car, arrivé à hauteur de notre demeure d'une nuit, il passa outre, continuant à flâner à allure sénatoriale le long d'une route au demeurant très bucolique ... Au début, j'ai cru qu'il l'avait fait exprès, qu'il voulait faire durer le plaisir, ce que nous comprenions tous d'ailleurs, car jusque là les routes n'avaient pas été d'un très grand intérêt en matière de "pilotage" ... Mais au bout de quelques minutes, je me suis porté à sa hauteur et lui ai fait signe de se ranger sur le bas côté, injonction à laquelle il obéit de bonne grâce ;-) ... Nous avons donc fait demi-tour (tout à fait exceptionnellement, les circonstances nous y obligeant) et rejoint l'Abbey Hôtel, qui comme son nom le laisse finement entendre, se situe pile poil en face de l'abbaye de TINTERN, totalement en ruine d'ailleurs, ce qui a fait dire à certains : ouf, heureusement qu'on a pas été logés là !!. Une bonne douche, un bon repas et quelques franches rigolades plus tard, nous nous mettions au pieu, le réveil naturel de François, réglé sur 7H30', petit déjeuner convenu à 8H00'.
Les road-books que Gaëtan nous avait remis avant l'embarquement étaient résistants à l'eau (rassurant en cas de naufrage) et ne se déchiraient pas.
18:30 Écrit par Alberto | Commentaires (2)

























































































Commentaires
Entre guillemets... "Caché derrière" de Laurent Voulzy (merci Googgle)
Écrit par : Frankie the biker | 15/05/2005
Trop facile ... Avec le web, tout devient décidément trop facile.
Le premier venu sait répondre à n'importe quelle question ...
C'est ça la culture du 21 ème siècle ... la "culture- réalité" !
Euh ... et tu pourrais me la chanter à l'occasion ??
Écrit par : Albert le contractuel | 17/05/2005
Les commentaires sont fermés.