22/03/2005
L'erreur à Humain ...
... et l'erreur est humaine.Séquence frissons
Las de l'absence de mes faux compagnons (ne dit-on pas "fausser compagnie"?), partis aux quatre coins de la planète en cet été 2001, j'entrepris de me rendre à une balade organisée à partir de Humain, patelin réputé pour ses hêtres ... comme l'est Arbre près de Profondeville.
J'étais à la bourre car comme d'habitude j'avais quitté la maison un peu "limite" alors qu'il y avait une centaine de kilomètres à parcourir pour arriver au point de ralliement. Je "poussais un peu sur le champignon" (expression incongrue en matière de moto qui pourrait être avantageusement remplacée par "je rinçais la poignée de droite") alors que les routes étaient encore partiellement mouillées par les pluies de la nuit ...
Je touchais au but lorsqu'à l'approche d'un virage en épingle bordé de blocs de béton peints en blanc, je me rendis compte que la vitesse à laquelle il approchait était excessive ... Je freinai des 2 roues et des 4 fers et sentis instantanément l'arrière de la Suzette qui se mit à zigzaguer, louvoyer, voyez ? la roue, bloquée, m'envoyait me balader.
J'essayai bien de rattraper le coup mais rien n'y fit, je me retrouvai au sol, glissai pendant 2 ou 3 secondes qui me parurent des heures et m'arrêtai à quelques centimètres des blocs de béton.
Là aussi, plus de peur que de mal, je me relevai, avec difficulté relevai la moto pour constater les dégâts : un rétro explosé, une manette de frein en demi-lune, des éraflures sur le réservoir et le "cache-pot" d'échappement. Plus grave, un sinistre bruit sur l'avant me faisait craindre une fourche pliée. Vous ne pouvez pas imaginer, comment dire, la rage, la tristesse qui m'envahirent et les gros mots qui s'en suivirent ... Je ne vais pas les reproduire ici (d'une part parce que la reproduction des gros mots est interdite en captivité et d'autre part pour éviter que ce "Skynet Blog vous semble contraire au code de conduite" et que vous le fassiez savoir ;-)) )
Quelques motards passèrent et me firent signe, sans comprendre le drrrrrrrrrame que je venais de vivrrrrrrrrrrrrre.
La salle de réunion se trouvait 200 mètres plus loin ... J'expliquai ce qui venait de se produire, quelques uns compatirent avant de partir, le "chef organisateur" me demanda de sortir les outils de ma trousse et entreprit de m'aider à redresser le garde-boue : le bruit résultait juste de son frottement contre le pneu ... il disparut aussitôt (le bruit pas le G.O.) et je fus rassuré.
J'entrai dans la salle et reconnut un gars d'origine liégeoise avec lequel j'avais partagé ma chambre en Forêt Noire et qui roulait, si je me souviens, en Kawa GTR 1000.
A ma grande satisfaction je grimpai sur ma bécane comme si de rien n'était et pris la route sans trop d'appréhension pour une belle balade de plus de 250 kilomètres accompagné du kawazakiste. Ce n'est qu'une fois rentré à la maison qu'une série de douleurs se sont révélées et réveillées : j'en ai gardé une petite excroissanche au niveau de la anse ... ??? ... pardon ??? ... une petite excroissance au niveau de la hanche.
J'ai évidemment remplacé les pièces indispensables tout en laissant les griffes comme un trophée de chasse, une marque de fabrique, un peu comme un coeur qu'on grave dans l'écorce d'un arbre pour déclarer sa flamme à sa belle ...
Keskidi ??? Rien .. il dit ... vague, il se la pète avec sa chute, il croit qu'elle va devenir plus célèbre que celle d'Icare, fieu. Icare ? C'est qui Icare ? Icare ? un type qui a volé tellement haut qu'il s'est brûlé les ailes ! Les ailes ? c'était un ange alors ? Oueille, c'est ça : un hell's angel, alleille !
07:52 Écrit par Alberto | Commentaires (0)

























































































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